Un mois après les élections municipales, le président de la République a réuni environ 500 maires à l’Élysée le jeudi 16 avril. Cet événement, destiné à remobiliser les élus locaux, a vu la participation de Jean Bassoulet, un des maires d’Eure-et-Loir venu représenter notre département.
Face aux élus venus de toute la France, Emmanuel Macron a réaffirmé le rôle des municipalités. « On a besoin de vous. À chaque fois que c’est difficile, les maires sont là », a déclaré le chef de l’État. Admettant que la période à venir comporterait des difficultés, notamment en raison de la fragmentation politique à l’Assemblée nationale qui limite les marges de manœuvre de l’exécutif, il a promis d’accompagner les communes dans leurs projets et de simplifier leurs démarches.
Lors de ce rassemblement, Jean Bassoulet a pu s’entretenir brièvement avec Emmanuel Macron. Il a exposé la situation de l’eau sur notre territoire, confronté à des enjeux de qualité et de quantité. À la suite de cet échange, le président de la République a reconnu que la gestion de cette ressource constituait un « enjeu national ».
Cette réception s’est tenue alors que le gouvernement venait de présenter un projet de loi de « simplification des normes applicables aux collectivités ». La ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel, a précisé en amont de la rencontre que « les élus ne veulent pas de décentralisation, ils veulent avant tout de la simplification ». Ce texte, ainsi qu’un second projet de loi visant à renforcer l’État local, suscite toutefois des interrogations chez certains maires quant à leur application réelle et à leur adoption par le Parlement.
Enfin, Emmanuel Macron a profité de cette rencontre pour annoncer la préparation d’un projet de loi visant à protéger les scrutins français contre les « ingérences étrangères », citant notamment l’achat massif de faux comptes par la Russie en période électorale. Le Président a souligné que ces pratiques de déstabilisation avaient déjà concerné certaines municipalités françaises, à l’image de situations observées récemment chez plusieurs voisins européens comme la Moldavie, la Roumanie ou l’Allemagne.